Aujourd'hui un PC ne sait plus que faire de ses sorties Audio. Entre celle intégrée à la carte mère, celles deux casques USB pour la VoIP (un sans fil, et un en mode panique lorsque les batteries du premier sont à plat ;-), celle collée sous clavier et puis celle de la webcam, pulseaudio devient rapidement incontournable pour jouer les agents de carrefour.
Ce qui fait la beauté de l'environnement GNU/Linux et plus particulièrement de ses bureaux, c'est sa plasticité, c'est à dire sa capacité à être adapté à vos besoins avec peu d'effort. En effet, plutôt que de chercher le soft qui répond à nos vibrantes espérances, il arrive souvent qu'une 30aine de lignes de code fasse un travail admirable. Cas d'usage pour ce billet, ajouter à Evolution la notification des nouveaux courriels avec nom de l'expéditeur et sujet, à travers la librairie libnotify déjà utilisé par exemple par Pidgin.
Lorsque j'ai migré de KDE à Gnome, j'ai longtemps recherché un équivalent à Quanta ou plus généralement à Kate. Après avoir testé pas mal d'environnement plus ou moins correctement intégrés au bureau, j'ai fini par me rabattre sur Blueflish, sans grande conviction, je dois bien l'avouer. Le seule outil que j'avais écarté de mon étude était ce pauvre gedit que je prenais pour un équivalent du simplissime kedit, le "notepad" de kde. Grosse erreur...
Nautilus et moi, c'est une histoire qui a mal commencé. Sans doute trop habitué à Konqueror lorsque j'ai migré de KDE à Gnome, et sans doute encore trop habitué à l'époque à l'explorer Windows pour essayer autre chose que Konqueror. Depuis j'ai appris à l'apprécier à un point tel que j'aurais aujourd'hui bien du mal à me passer de ce subtil mélange de souplesse, de puissance et d'extrême simplicité.
Evolution est ce que j'appellerais une application paradoxale : on l'aime presque autant qu'on la déteste. Extrêmement riche mais parfois dénuée de fonctions ultra-basiques, plantant bien régulièrement mais ayant toujours le bon goût de ne jamais perdre de données, Evolution est, avec la légèreté d'un caterpilar en apesanteur, à peu prés aussi indispensable que Kontacts sous KDE ou Outlook sous Windows. Un Outlook auquel il ressemble furieusement d'ailleurs, ce qui achève généralement d'irriter.
L'objectif de cet article n'est absolument pas de générer un peu plus de trollisme
sur l'éternel débat Gnome vs KDE. Si vous êtes heureux avec KDE, nous sommes heureux pour vous car nous l'étions aussi il n'y a pas si longtemps. Nous ne sommes pas tous conçus pour tous porter des bottes rouges, ni pour tous utiliser la même distribution et encore moins le même bureau. Notre idée ici est simplement de permettre aux KDEistes qui le désirent de passer en douceur à Gnome. Et lorsque je dis Gnome, je devrais plutôt dire Gtk2 (vs Qt) car au fond, la majorité de ce qui est dit ici, fonctionnera aussi bien par exemple sous XFCE. Espérant donc que ce condensé d'expériences à quatre mains vous sera utile.
La souris c'est bien gentil mais rien n'est plus efficace qu'un clavier pour nombre d'opérations comme lancer une console, basculer sur la messagerie, prendre une photo d'écran, lancer un navigateur, etc. De prime abord Gnome parait assez frustre dans le domaine et l'on a tendance à se rabattre sur des outils comme xbindkeys ou ACME. Alors que pourtant, tout ou presque est déjà dans la boîte.
Il y a des fois je vous jure... Depuis que je suis passé à Gnome, je peste régulièrement sur l'absence dans les applications Gtk d'une impression en PDF intégrée que j'avais en standard dans KDE via KPrinter. J'avais même monté une usine à gaz avec CUPS pour fabriquer cette maudite imprimante PDF qui pondait ses fichiers sur un dossier partagé en NFS que je récupérais donc via le réseau... une horreur...
Avec l'arrivée prochaine de Gnome 2.24, va s'officialiser une petite petit révolution qui reste pourtant bien discrète, l'intégration définitive de GIO, du portage des applications majeurs vers cette API, et l'arrivée de GVFS.
Déjà pourquoi utiliser gedit plutôt que gTodo ou évolution ? Principalement pour deux raisons : la première est que n'étant pas un directeur de projet, je n'ai à traiter que des "petites" tâches du genre liste de courses, personnes à contacter dans la semaine, etc. La seconde est que gedit est en passe de devenir ma plate-forme de travail privilégiée m'offrant un environnement presque équivalent à kile, de faire des scripts, de travailler sur du html/php ...
Le but de ce tutoriel est donc de réaliser cela en apprenant au passage à fabriquer soi-même une coloration syntaxique adaptée.