C'est la mode, toutes les chaînes veulent leur Catch-UP TV
, ce service de
VOD
un peu particulier permettant de visionner, par Internet et sur un intervalle de temps donné, un programme déjà diffusé. Et après ARTE, TF1 ou encore Canal+, c'est au tour de M6 de lancer sa propre mouture sous le doux nom de M6Replay. Alors services équivalents ? Par vraiment en fait, car au delà de la qualité des programmes eux-mêmes, c'est surtout le degré d'ouverture au systèmes d'exploitation autre que Windows qui diffère.
Et avec M6Replay l'expérience tout court assez vite. Lorsque vous utilisez par exemple linux (mais l'expérience est la même avec MacOS), vous êtes accueilli... par une splendide fin de non recevoir du genre :
Votre configuration n'est pas compatible
avec le service. En effet, et comme pour la majorité des VOD dont les Catch-Up TV
(en français, service de rattrapage
) ne sont qu'un sous-ensemble, point de salut pour qui a l'outrecuidance de ne pas utiliser Windows et son Media Player. Car lui, et lui seul a le droit de lire les vidéos protégées par les DRM made in Vermont.
Alors bien évidemment il existe des parades, des moyens de contournement
plus ou moins légaux que je ne me risquerais pas à donner ici. Mais ceci ne justifie pas le manque total d'ouverture. Car même si je peux concevoir qu'il ne soit pas acceptable de laisser une vidéo sous droit d'auteurs dans la nature, il existe des alternatives libres et ouvertes à ce satané système Microsoftien compatible avec lui seul, comme par exemple le système DReaM de Sun.
Fort heureusement, et c'est au fond le vrai sujet de ce billet, il existe un "résistant" à cette vague propriétaire, et pour notre plus grand bonheur, il s'agit d'ARTE.
En effet, sur son service ARTE+7, changement de décor. Ici point de messages méprisant vomis par un site qui n'apprécie déjà pas que vous n'utilisiez pas Internet Explorer, mais un contenu (sauf cinéma) accessible pendant sept jour après diffusion, en "haute" résolution, avec un simple plugin compatible Flash. Ca marche sous Linux, Mac OS, avec FireFox ou n'importe quel navigateur, c'est beau, c'est intelligent, rien à redire. Comme quoi, il semblerait que contrairement à ce qu'en pensent certains, cela reste faisable.
Alors si l'accès Catch-UP
à la chaîne qui aime parler d'intelligence en testant le QI des français, ou celle qui considère que son rôle est de fournir du temps de cerveau humain disponible à Coca-Cola, vous est interdit, vous pouvez maintenant vous rabattre sur cette qui cherche à promouvoir l'inteligence du téléspectateur.
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tenshu, le 21 March, 2008 - 12:54Les DRM même compatible sur tout les systèmes ne sont PAS la solution,
Un DRM est par définition "defective by design", oui des menottes numériques quoi.
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Ulhume, le 21 March, 2008 - 13:12Si tu as lu l'article ( http://moutons.karma-lab.net/node/10 ) que j'ai mis en lien et dont je suis l'auteur, tu verra que je ne peut être que d'accord avec toi.
Maintenant DRM, cela veut dire Gestion des Droits Numériques. C'est un concept large qui touche donc au Droit dans le sens "ayant droit" mais aussi "droit de propriété".
Mais l'application actuelle de ces DRM consiste à centraliser tout le poids sur les ayant droit. Substituant une "licence d'utilisation" à une notion de propriété pure. Ceci dit, c'est le cas depuis belle lurette. Tu ne possèdes pas la musique qui est sur un CD, mais le CD lui-même. Et comme le CD se dématérialise, les ayant droits se sentent autorisés à dégager l'aspect "propriété", sous prétexte qu'il n'y a plus rien à posséder, en transférant leurs seuls droits à eux sur ces pauvres DRM. C'est là que se trouve le "hic", pas dans les DRM eux-même. Car je possède bel et bien l'équivalent du CD, à savoir un fichier. Et c'est lui sur lui et sur le fait qu'IL m'appartienne que doivent porter les DRM.
Par exemple, imaginons que j'ai un certificat avec son couple clef-publique, clef privée qui est ma "clef de propriété". A chaque fois que j'achète un album, je génère une nouvelle clef dont l'autorité certifiante est mon certification de propriété. Je transfert la partie publique à mon vendeur qui me renvois l'album qu'il aura crypté avec. Mon certificat devient mon titre de propriété du fichier, et par extension, mon droit d'utilisation de son contenu.
Je peu dés lors imaginer un serveur indépendant de tout vendeur, qui régisse la partie "autorisation de lecture" de mon fichier. De préférence géré un organisme étatique. Si je veux lire mon fichier, la validité du certificat de propriété est validé par le serveur de propriété qui m'en donne le droit. Je peux dés lors prête ce certificat à un ami comme je prête un CD ou un livre, mais je ne peux plus l'utiliser jusqu'à ce qu'il me le rende. Je peux aussi le donner une fois pour toute, ou le léguer. En bref, je peux recréer numériquement exactement le même cadre que pour un livre ou un CD.
Cette vision là des DRM est parfaitement éthique à mon sens, elle ne limite pas mon droit, est techniquement d'un simplicité biblique. Je dirais même que techniquement c'est comme cela qu'un système comme DReaM fonctionne, la seule différence est que le "droit" géré est le mien, pas celui du vendeur. Et là, celui qui y verra un problème, en aura surtout du côté de sa conscience
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JPD , le 21 March, 2008 - 20:53Vu du Canada, cela donne malheureusement :
Désolé, vous devez résider en Allemagne, France, Guadeloupe, Guyane Française, Martinique, La Réunion, Polynésie Française, Saint-Pierre-et-Miquelon, Wallis-et-Futuna, Mayotte, Nouvelle-Calédonie ou Territoires Français du Sud pour voir cette vidéo.
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Ulhume, le 24 March, 2008 - 08:30@JPD Logique, ils n'ont négocié qu'avec les organisme français pour les droits. Dans le même esprits j'avais lu quelque part qu'ils n'avaient pas réussi à négocier l'inclusion des fictions françaises dans cet offre, le représentant de ces derniers considérant que cela revenait à rediffuser, et donc à repayer.
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nikogaug , le 25 March, 2008 - 15:58Ce qui est dommage quand même, c'est qu'ils ne sortent pas des API ou des podcasts aux normes afin de pouvoir accéder à ce genre de service depuis des mobiles ou des médiacenters.
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