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  <title>Artisan Numérique</title>
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  <updated>2008-04-03T13:27:37+02:00</updated>
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    <title>Intel Core 2 Quad, GNU/Linux et Energie</title>
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    <published>2008-04-01T11:13:28+02:00</published>
    <updated>2008-04-03T13:27:37+02:00</updated>
    <author>
      <name>Ulhume</name>
    </author>
    <category term="Green Computing" />
    <category term="OK" />
    <category term="Planet Libre" />
    <category term="Article" />
    <summary type="html"><![CDATA[<p>
   Ca y’est  <a class='external' target='_blank' href='http://artisan.karma-lab.net/node/1310#grendizer' >ma station de travail</a> est enfin montée, complétant ainsi ma nouvelle <a class='external' target='_blank' href='http://artisan.karma-lab.net/node/1327' >architecture</a>. Alors voyons un peu ce que cela donne déjà en terme de compatibilité GNU/Linux mais aussi de consommation énergétique. 
</p>
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    <content type="html"><![CDATA[<p>
   Ca y’est  <a class='external' target='_blank' href='http://artisan.karma-lab.net/node/1310#grendizer' >ma station de travail</a> est enfin montée, complétant ainsi ma nouvelle <a class='external' target='_blank' href='http://artisan.karma-lab.net/node/1327' >architecture</a>. Alors voyons un peu ce que cela donne déjà en terme de compatibilité GNU/Linux mais aussi de consommation énergétique. 
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<!--break-->

	<a name='chapter_1'></a>
  <h2>Le matériel</h2>
	
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  <image id="1" width="150px"/>
  <image id="2" width="150px"/>
  Donc finalement j’ai opté pour un quadruple coeur. J’avais pas mal étudié les Core 2 Duo dans mes précédents tests et dans la gamme des CPU puissant (on ne parle plus de <a class='external' target='_blank' href='http://artisan.karma-lab.net/node/1327' >C7</a> là <img src="http://artisan.karma-lab.net/sites/all/modules/contrib/smileys/packs/crystal/wink2.gif" title="Wink" alt="Wink" class="smiley-content"/>, cette architecture me semblait la plus efficace énergétiquement parlant, la fameuse puissance par watt consommé.
</p>
<p>
  Le CPU est donc un Q6600 de la gamme <q>Intel Core 2 Quad</q> à 2.4Ghz. Côté RAM, pour cause de rupture chez mon fournisseur à Montgallet, je me suis rabattu sur de la PC6400 (800mhz) en 2x2Go permettant d’activer le dual-channel sensé doubler la vitesse d’accès à la RAM. 
</p>
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 Le tout est monté sur une carte Gigabyte GA-P35-DS3R équipée comme son nom l’indique d’un chipset Intel P35. Pour la vidéo, j’ai « opté » pour une carte MSI basée sur du nVidia en PCI Express. 
</p>
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  Le montage d’un CPU est devenu un véritable jeu d’enfant avec le temps. Plus besoin d’un étau, d’un burin, de 4 mains et autant de tournevis. Le CPU n’a déjà plus de papates (ça c’est bien !) et il se monte en trois mouvements. Ensuite le ventirad vient simplement se « clipper » sur la carte. Résultat de l’opération : terminé avant d’avoir eu le temps de dire « ouf ». Fin sans douleur d’une phase que je redoute entre toutes. 
</p>
<p>
Ce gain temps a été cependant rapidement perdu en essayant de comprendre comment marchait ce maudit système SATA. Pour ceux qui comme moi viennent d’un autre âge, pour que cela fonctionne vérifiez avant que vous avez bien un câble transformant la classique alimentation MOLEX au prise au format SATA, sans cela, on a l’air bien bête… 
</p>
<p>
Dernière étape, montage sur le banc de test, « clipage » de l’alimentation (ne pas oublier la mini prise 12v à mettre <strong>en plus</strong> de l’ATX standard), et zou, démarrage, et là… rien… Vérification des portes opposées, branlage des barrettes, démontage/remontage de la carte PCI express, ajout d’un petit buzzer au cas où et au redémarrage j’ai juste droit à un « beep ». Plus exactement ce fût un beep long et deux courts, ce qui en langue BIOS veut dire « j’ai pas de carte écran crétin ». Bref, la super carte PCI Expresss kaput, heureusement que j’avais une bonne vieille PCI tout court. 
</p>
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Maintenant installation de GNU/Linux avec une distribution Mandriva. </p>

	<a name='chapter_2'></a>
  <h2>Installation de GNU/Linux</h2>
	
<p>
  Que dire si ce n’est que tout s’est installé sans l’ombre d’un malaise. Je ne vais pas vous mettre des tonnes de copies d’écran des différentes phases, rassurez vous. Mais globalement cela marche à merveille et au bout de quelques minutes seulement (6 très exactement en mode « mini »), j’étais connecté en root. 
</p>
<div class='inline-box note'>
Si vous <strong>ne voulez pas</strong> installer la version 64bits mais la classique 32bits, lorsque Mandriva affiche son menu d’installation (« démarrer sur le disque », « Installer… », etc), pressez la touche données dans la ligne du bas pour les options supplémentaires et sélectionnez dans la liste la version 32bits. 
</div>
<p>
  Déjà, premier point, un boot en 5 secondes, ça calme. Certes je n’avais pas encore tout installé (nfs, ldap, etc.) mais déjà c’est un gros gain qui mine que de rien va faire baisser la consommation en ne me bloquant plus « psychologiquement » pour éteindre avant d’aller dîner par exemple. 
</p>
<p>
  bilan de compatibilité : la sortie audio fonctionne (Intel HD), le disque est super véloce en fonctionne sans malaises, l’USB est correctement pris en charge, de même que l’interface ethernet gigabit. Les 4gigas (et pas seulement 3.5 comme sous Vista <img src="http://artisan.karma-lab.net/sites/all/modules/contrib/smileys/packs/crystal/wink2.gif" title="Wink" alt="Wink" class="smiley-content"/> ) sont bien là et les 4 processeurs sont reconnus par le système. Un petit coup de <a class='external' target='_blank' href='http://artisan.karma-lab.net/node/1209' >htop</a> vous permet ainsi de voir 4 charges machines indépendantes, sympa <img src="http://artisan.karma-lab.net/sites/all/modules/contrib/smileys/packs/crystal/smile.gif" title="Smiling" alt="Smiling" class="smiley-content"/>.
</p>
<p>
En bref, c’est du velours, une carte mère validée « GNU/Linux capable » donc <img src="http://artisan.karma-lab.net/sites/all/modules/contrib/smileys/packs/crystal/wink2.gif" title="Wink" alt="Wink" class="smiley-content"/>.
</p>
<p>
  Il ne m’a plus donc resté qu’à configurer <kbd>urpmi</kbd> pour pointer sur mes dépôts locaux, d’installer gnome, de faire un coup de <kbd>rsync</kbd> de mon ancien <kbd>/home</kbd> sur le nouveau et hop, me revoilà chez moi. Ca aussi c’est un des gros avantages de GNU/Linux, le temps que j’aurais perdu à retrouver <strong>tous mes réglages</strong> sous Windows… Tandis que là c’est comme si je n’avais pas changé de machine, la puissance en plus. 
</p>
<div class='inline-box note'>
  La carte Gigabyte DS3, outre ses différentes déclinaisons se remarquant aux dernières lettres, existe en 3 versions : rev 1.0, rev 2.0 et rev 2.1 et la différence tient essentiellement à la version du BIOS qui est dedans. La mienne est une 2.1 et je n’ai eu aucun problème. En revanche un ami, sûrement en 1.0, a du flasher le bios pour que le système reconnaisse correctement son mix de disques PATA/SATA. Or lorsque l’on est Linuxien, un flashage de bios on déteste.<br/> En effet les constructeurs se mettent de plus en plus à fournir des versions « windows only » de leur soft de mis à jour. Mais heureusement ce n’est pas le cas de Gigabyte. Ici vous n’avez qu’à télécharger la dernière version du bios sur leur site, faire un coup de <kbd>wine</kbd> sur l’exe pour le décompresser : un flasher et un fichier de données. Ensuite vous mettez le fichier de données sur une clef USB formatée en FAT et vous rebootez. Au redémarrage vous allez bêtement dans le bios, en bas option F8 pour passer dans le « flasher » qui reconnaît votre clef USB et autorise le flashage de la nouvelle version. Sur ce coup là chapeau !
</div>

	<a name='chapter_3'></a>
  <h2>Puissance Consommation</h2>
	
<p>
  Le net regorge de benchmarks en tout genre sur les Q6600, je vais donc faire l’impasse. En revanche d’un point de vue purement psychologique, c’est vrai que ça avance. L’avantage d’attendre 4 bonnes années avant de changer de bécane est que l’on sent que la techno a un peu évolué <img src="http://artisan.karma-lab.net/sites/all/modules/contrib/smileys/packs/crystal/wink2.gif" title="Wink" alt="Wink" class="smiley-content"/>.
</p>
<p>
Ceci dit j’ai fait quelques petits tests pour m’en convaincre mais  tous m’ont renvoyé le même résultat : un cœur tout seul est deux fois plus rapide que mon ancien Sempron 1.8Ghz. Et lorsque les 4 cœurs sont utilisés… ben c’est mathématiques, x4 <img src="http://artisan.karma-lab.net/sites/all/modules/contrib/smileys/packs/crystal/smile.gif" title="Smiling" alt="Smiling" class="smiley-content"/>. Maintenant voyons à quel prix énergétique se situe une telle puissance. 
</p>
<p>
  Pour tester, un simple testeur de watts branché entre le secteur et le PSU, mesurant l’ensemble du système (carte mère, PSU, CPU  GPU, RAM et HD). J’ai d’abord mesuré « machine éteinte », puis j’ai allumée après stabilisation, en mode graphique (IDLE). Ensuite j’ai lancé de une à 4 sessions de <kbd>cpu-burn</kbd>. Cela nous donne le tableau suivant auquel j’ai rajouté en 3<sup>ième</sup> et 4<sup>ième</sup> colonne la consommation testée sur <a class='external' target='_blank' href='http://www.hardware.fr/articles/651-2/intel-core-2-quad-q6600.html ' >hardware.fr</a> pour le Q6600 et le E6600 (Core 2 Duo). Ces chiffre sont intéressants car ne prennent en compte < strong >que</strong> le CPU. <table>
<tr><th>Mode</th><th>Système</th><th>Q6600</th><th>E6600</tH></tr>
<tr><td>Eteint</td><td>5.5W</td><td>n/a</td><td>n/a</td></tr>
<tr><td>IDLE</td><td>74W</td><td>38W</td><td>38</td></tr>
<tr><td>1xCoeur</td><td>102W</td><td>64W</td><td>49</td></tr>
<tr><td>2xCoeur</td><td>122W</td><td>79W </td><td>61</td></tr>
<tr><td>3xCoeur</td><td>132W</td><td>n/a</td><td>n/a</td></tr>
<tr><td>4xCoeur</td><td>140W</td><td>102</td><td>n/a</td></tr>
</table>
</p>
<p>
   Alors plusieurs choses intéressantes là dedans. Tout d’abord l’écart est quasi constant (+/- 5W) entre mes mesures et celles d’Hardware.fr. On en déduit que, hors CPU, le système consomme 38W en moyenne. Alors il y a déjà 5 à 10W pour le disque dur, un peu pour le Chipset, mais je soupçonne aussi le bloc d’alimentation qui 1/ est surdimensionné (500W) 2/ n’est pas certifié 80P. Mais maintenant que j’ai une idée de ce que mange la bête, je vais m’empresser de commander un bloc d’alimentation 12v et un pico-psu de 160W pour tester cela et voir ce que cela change.  
</p>
<p>
L’autre chose que l’on remarque c’est la montée en consommation « à la demande » avec un pas de 10 à 30 Watts par cœur activé. Ainsi entre un système à charge quasi nulle (IDEM) et totalement chargé, on obtient un rapport de 2.6 (cou seul) et 2 (système complet). Pour donner une idée, un VIA C7 a un rapport de 1.5. 
</p>
<p>
En revanche, ce qui étonne c’est que, s’agissant de l’utilisation des deux premiers cœurs, la consommation ne soit pas rigoureusement la même entre le Duo et le Quad. En effet, techniquement un Quad c’est juste deux puces Duo collées l’une à l’autre. En IDLE la consommation est la même, mais dés qu’un cœur s’active, c’est clairement le E6600 le moins gourmand. La cause en est sûrement que la deuxième puce s’active même si elle n’a pas besoin d’être utilisée. Ce qui expliquerais aussi que les pas entre 2 et 3 et 4 soit si faible (10w) en comparaison d’IDLE à 1 (30W) et 1 à 2 (20W).  En tout cas, il y a peut-être des choses à investiguer dans la manière que GNU/Linux a à gérer le SMP. 
</p>
<p>
Sinon, côté variation de fréquence, c’est comme toujours, assez « bof ». La baisse à 1.6Ghz change absolument rien en terme de consommation. 
</p>

	<a name='chapter_4'></a>
  <h2>Conclusion</h2>
	
<p>
   Je voulais une machine puissante 100% fonctionnelle pour GNU/Linux, cet aspect là semble gagné. Côté consommation, <q>Core 2</q> est définitivement une architecture intéressante. C’est performant, énergétiquement efficace (en pleine charge je n’ai jamais dépassé 38°), avec un bémol cependant pour cette différence à nombre de cœur activé égal entre le E6600 et Q6600. 
</p>


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