<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom">
  <title>Artisan Numérique</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://artisan.karma-lab.net/node/1639"/>
  <link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://artisan.karma-lab.net/node/1639/atom/feed"/>
  <id>http://artisan.karma-lab.net/node/1639/atom/feed</id>
  <updated>2008-10-10T09:58:54+02:00</updated>
  <entry>
    <title>Point sur les clients WebDAV</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://artisan.karma-lab.net/node/1639" />
    <id>http://artisan.karma-lab.net/node/1639</id>
    <published>2008-09-19T19:06:05+02:00</published>
    <updated>2008-10-10T09:58:54+02:00</updated>
    <author>
      <name>Ulhume</name>
    </author>
    <category term="Systèmes de fichier" />
    <category term="drupalfr.org" />
    <category term="OK" />
    <category term="Planet Libre" />
    <category term="Article" />
    <summary type="html"><![CDATA[<p>
   A l'origine pour tester mon <a class='external' target='_blank' href='/node/1268' >serveur WebDAV pour Drupal</a>, j'ai cherché à utiliser le maximum de clients pour ce protocole. L'idée ici est de vous les présenter. 
</p>
<p>
   Pour tester la prochaine version de mon module <a class='external' target='_blank' href='/node/1268' >serveur WebDAV pour Drupal</a>, j'ai eu besoin de tester assez systématiquement les clients WebDAV les plus utilisés. Alors autant que cela serve à ceux qui comme moi, ne savent plus bien vivre sans ce protocole.
</p>

    ]]></summary>
    <content type="html"><![CDATA[<p>
   A l'origine pour tester mon <a class='external' target='_blank' href='/node/1268' >serveur WebDAV pour Drupal</a>, j'ai cherché à utiliser le maximum de clients pour ce protocole. L'idée ici est de vous les présenter. 
</p>
<p>
   Pour tester la prochaine version de mon module <a class='external' target='_blank' href='/node/1268' >serveur WebDAV pour Drupal</a>, j'ai eu besoin de tester assez systématiquement les clients WebDAV les plus utilisés. Alors autant que cela serve à ceux qui comme moi, ne savent plus bien vivre sans ce protocole.
</p>

<!--break-->

	<a name='chapter_1'></a>
  <h2>WebDAV ?</h2>
	
<p>
 Le WebDAV est <a class='external' target='_blank' href='http://www.ics.uci.edu/pub/ietf/webdav/protocol/rfc2518.pdf' >protocole normalisé</a> dont le but est de permettre de transformer le web en système de fichier que l'on peut lire, écrire e parcourir.
</p>
<p>
Pour ne pas réinventer la route, WebDAV vient en réalité enrichir le <a class='external' target='_blank' href='http://www.w3.org/Protocols/rfc2616/rfc2616.html' >protocole HTTP/1.1</a>, celui-là même qui depuis maintenant 18 ans (HTTP/0.9) anime le Net. HTTP, n'est pas une bête que l'on voit travailler mais qui rentre pourtant en jeu à la moindre de vos actions sur le WEB. Ainsi lorsque vous tapez l'URL http://artisan.karma-lab.net/chemin/un_document.html, votre navigateur va commencer son dialogue avec le serveur artisan.karma-lab.net en lui envoyant une commande HTTP :
GET /chemin/un_document.html
</p>

<p>
Le serveur va alors lui répondre en renvoyant un statut indiquant soit que la page n'existe pas (le très célèbre 404 Not Found), soit qu'elle existe bien (200 OK) et que son contenu, généralement en HTML, va suivre.
</p>

<p>
HTTP permet ainsi de lire des documents décrits par une URL, mais aussi d'en écrire. La commande PUT permet en effet d'expédier un contenu "en direction" d'une URL et il existe aussi une commande DELETE sensée permettre la destruction d'un document. Malheureusement HTTP se résume pour beaucoup à ce qu'un navigateur est censé en faire, à savoir 99.9% de GET. Pourtant il s'agit de <a class='external' target='_blank' href='http://tomayko.com/writings/rest-to-my-wife' >bien plus que cela</a>.
</p>

<p>
Mais malgré tout, ces commandes ne suffisent pas à transformer le WEB en un système de fichier. Il manque à HTTP quelque chose de fondamentale, un verbe capable de nous donner la représentation des fichiers ou dossiers disponibles à partir d'une URL donnée. Et c'est là le principal ajout du protocole WebDAV, la commande PROPFIND.
</p>

<p>
PROPFIND permet non seulement d'énumérer de manière récursive (profondeur allant de 0 à l'infini) les ressources se trouvant à une URL donnée, mais aussi de connaître les propriétés (taille, date de modification, de création, etc) de chacune des ressources découvertes.
</p>

<p>
Alors même si PROPFIND est la commande la plus importante, WebDAV en ajoute tout de même beaucoup d'autres permettant de déplacer, renommer ou recopier un document avec COPY et MOVE, de modifier les propriétés avec PROPPATCH, de créer un dossier avec MKCOL, de verrouiller/déverrouiller une ressource avec LOCK et UNLOCK, de détruire une collection avec RMCOL, etc.
</p>

<p>
Ainsi, avec PROPFIND, GET, PUT et DELETE et quelques autres verbes, voilà le WEB équipé pour devenir un véritable système de fichiers tout en conservant une philosophie éprouvée et les infrastructures qui vont avec (serveur, proxy, navigateurs, etc.). 
</p>

  

	<a name='chapter_2'></a>
  <h2>Avoir son serveur WebDAV</h2>
	
<p>
  Rien de plus simple, il suffit pour cela d'avoir une machine accessible du réseau publique par une adresse connue et d'un serveur Apache. 
</p>
<p>
  Ainsi si l'on veut par exemple partager le dossier <kbd>/donnees/partage</kbd> via l'url <kbd>http://mon_site/partage</kbd>, il faut d'abord installer le paquet <kbd>apache-mod_dav</kbd>. Ensuite, vous pouvez modifier votre fichier <kbd>/etc/http/conf/httpd.conf</kbd> en ajoutant le chargement des modules :

  <div class='code-block code-block-fragment'>
  <div class='container'>
  LoadModule dav_module &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; modules/mod_dav.so<br />
LoadModule dav_module &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; modules/mod_dav.so<br />
LoadModule dav_fs_module &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;modules/mod_dav_fs.so<br />
DavLockDB /var/lib/dav/lockdb
  </div>
  <div class='caption'>httpd.conf</div>
  </div>
</p>
<p>
  Enfin, généralement dans le dossier <kbd>/etc/httpd/conf/vhost.d</kbd>, dans votre fichier de définition de votre serveur, vous n'avez plus qu'à rajouter ceci :

  <div class='code-block code-block-fragment'>
  <div class='container'>
  Alias /partage &quot;/donnees/partage&quot;<br />
<br />
<span class="sc3"><span class="re1">&lt;Directory</span> <span class="st0">&quot;/donnees/partage&quot;</span><span class="re2">&gt;</span></span><br />
&nbsp; &nbsp; Dav On<br />
&nbsp; &nbsp; Order allow,deny<br />
&nbsp; &nbsp; Allow from all<br />
<span class="sc3"><span class="re1">&lt;/Directory<span class="re2">&gt;</span></span></span>
  </div>
  
  </div>
</p>
<p>
   C'est le minimum, il faut aussi penser à intégrer ici <a class='external' target='_blank' href='/node/22' >votre stratégie de sécurité</a>. A noter que WebDav passe aussi bien lorsqu'encapsulé dans un flux crypté SSL/TLS (HTTPS). 
</p>
<div class='inline-box attention'>
  C'est le processus <kbd>apache</kbd> qui va accéder à ces fichiers. Cela implique que vous devez régler les droits en écriture pour cet "utilisateur" sur votre système de fichier. Notez que cela peu représenter une faille de sécurité car qui arrive à compromettre Apache, pourra potentiellement accéder à ces fichiers. 
</div>
<p>
  Une fois votre configuration terminée, il suffit de redémarrer Apache et avec votre navigateur, d'aller à l'adresse <kbd>http://mon_serveur/partage</kbd> pour voir la liste des fichiers apparaître. Comme je vous le disais, WebDAV est une extension de HTTP, la lecture de cette URL par un GET est donc interprété par le module Dav comme une commande d'énumération des ressources disponible et leur affichage en HTML. Vous avez donc là votre premier client WebDAV, en lecture-seule cependant. 
</p>





	<a name='chapter_3'></a>
  <h2>Les Clients WebDAV</h2>
	

<p>
Pour pouvoir parcourir, éditer, supprimer, il va nous falloir quelque chose de plus évolué qu'un simple navigateur WEB. Et fort heureusement, des clients WebDAV, il y en a pour tous les goûts. Ici sont les principaux, mais il y en a sûrement d'autres. A chaque fois, je fini mon topo par les caractéristiques comparées de chacun des clients. Cela comprend l'identifiant WEB du client, la capacité de garder la connection (keep-alive), la capacité de s'authentifier, d'utiliser un transport crypté, les sessions à base de cookies (évitant une authentification sur le serveur à chaque fois), la compression GZIP et l'utilisation de la propriété displayname. Ce dernier point n'est pas annodin car la base de référence d'une ressource WebDAV est son URI. Or une URI ne peut contenir n'importe quel caractère (genre ;, # ou ?). Et même encodé correctement, certains clients bloquent si l'URI n'est pas en simple ASCII. La propriété displayname permet de définir par ressource (et donc par URI), un nom lisible utilisé pour l'affichage.
</p>

<h3><a class='external' target='_blank' href='http://dav.sourceforge.net/' >DavFS2</a></h3>
<p>
  DavFS, et son remplaçant, DavFS2, permettent de monter par la commande <kbd>mount</kbd> une URL WebDAV comme n'importe quel autre système de fichier Unix. Il utilise en interne la librairie <a class='external' target='_blank' href='http://www.webdav.org/neon/' >Neon</a> comme <a class='external' target='_blank' href='http://www.webdav.org/neon/litmus/' >Litmus</a>, la suite de test de compatibilité du protocole WebDAV ou encore subversion. 
</p>
<p>
  DavFS2 permet donc à toutes les applications de pouvoir bénéficier du support WebDAV sans qu'elles en aient conscience. Pour accélérer les échanges avec le serveur, DavFS2 utilise un système de cache local avec pour inconvénient la non instantanéité des sauvegarde par rapport au serveur. Ceci mis à part, DavFS2 marche merveilleusement. Pour vous connecter à une ressource par ce biais, il faut bien sur installer le paquet <kbd>favfs2</kbd> et taper en tant que root :
  
  <div class='code-block code-block-fragment'>
  <div class='container'>
  <a target="blank" href="http://pwet.fr/man/linux/commandes/mount"><span class="kw2">mount</span></a> -t davfs2 http:<span class="sy0">//</span>mon_server<span class="sy0">/</span>partage <span class="sy0">/</span>mnt<span class="sy0">/</span>mon_partage<span class="sy0">/</span> -o <span class="re2">uid=</span>gaston
  </div>
  
  </div>
</p>
<p>
  Une fois authentifié, le dossier <kbd>/mnt/mon_partage</kbd> est prêt à l'emploi. Il est aussi possible de mettre ce type de montage au démarrage de la machine dans <kbd>/etc/fstab</kbd> mais à ce moment là, il vous faudra configurer un fichier de secrets contenant vos identifiants. Pour plus d'information, faite <kbd>man mount.davfs2</kbd>.
<table>
   <tr><th>Identifiant de l'agent</th>                <td>davfs2/1.3.3 neon/0.28.3</td> </tr>


   <tr><th>Conection continue (keep-alive)</th>      <td>oui</td>                      </tr>
   <tr><th>Autentification</th>                       <td>oui</td>                      </tr>
   <tr><th>Transport SSL</th>                         <td>oui</td>                      </tr>
   <tr><th>Session (cookies)</th>                     <td>non</td>                      </tr>
   <tr><th>Compression des données</th>               <td>non</td>                      </tr>
   <tr><th>Display Name</th>                           <td>oui, oui, mais il faut ajouter<br>
                                                          <kbd>use_displayname=1</kbd> dans <br>
                                                          <kbd>/etc/davfs/davfs.conf</kbd>.</td>                      </tr>
</table>
</p>
<p>
  Pour automatiser le montage, il suffit d'ajouter dans <kbd>/etc/fstab</kbd>
  
  <div class='code-block code-block-fragment'>
  <div class='container'>
  http:<span class="sy0">//</span>mon_site<span class="sy0">/</span>dav <span class="sy0">/</span>media<span class="sy0">/</span>dav davfs2 auto,user <span class="nu0">0</span> <span class="nu0">0</span>
  </div>
  
  </div>
</p>
<p>
  Vous pouvez aussi rajouter <kbd>gid=...</kbd> et/ou <kbd>uid=...</kbd> pour spécifier un groupe ou un utilisateur à qui appartiendra le montage (sinon ce sera root...). Il est aussi possible de remplacer <kbd>auto</kbd> par <kbd>noauto</kbd> pour ne pas monter le partage au démarrage.
</p>
<p>
  Pour éviter d'avoir à saisir le mot de passe à chaque fois, il faut ajouter le fichier <kbd>/etc/fstab2/secrets</kbd> avec quelque chose comme ceci :

  <div class='code-block code-block-fragment'>
  <div class='container'>
  <span class="st0">&quot;http://mon_site/dav&quot;</span> &nbsp;gaston &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;<span class="st0">&quot;mot_de_passe&quot;</span>
  </div>
  
  </div>
</p>
<div class='inline-box note'>
  Il existe aussi un autre projet du même genre, <a class='external' target='_blank' href='http://noedler.de/projekte/wdfs/' >wfds</a>, que je n'ai pas testé. 
</div>

<h3><a class='external' target='_blank' href='http://www.webdav.org/cadaver/' >Cadaver</a></h3>
<p>
  Contrairement à DavFS, Cadaver ne cherche pas à "simuler" un système de fichier mais à fournir un interpréteur de commande très similaire de celui d'un client FTP. L'avantage de cette stratégie réside en le fait que les commandes utilisable sont très proches de celles du protocole d'origine. 
</p>
<p>
  Pour simplifier l'authentification, Cadaver utilise comme le client FTP, un fichier <kbd>~/.netrc</kbd> qui contiendra une liste d'identifiants sous la forme <kbd>monsite.com login gaston password un_secret</kbd>. Ensuite, pour se connecter, il suffit de taper :
  
  <div class='code-block code-block-fragment'>
  <div class='container'>
  cadaver http:<span class="sy0">//</span>mon_site<span class="sy0">/</span>partage
  </div>
  
  </div>
</p>
<p>
 Collant parfaitement à la norme, ce client est l'outil parfait pour tester un serveur avant de passer à des choses plus lourdes. 
<table>
   <tr><th>Identifiant de l'agent</th>                <td>cadaver/0.23.2 neon/0.28.3</td> </tr>
   <tr><th>Connection continue (keep-alive)</th>      <td>oui</td>                      </tr>
   <tr><th>Autentification</th>                       <td>oui</td>                      </tr>
   <tr><th>Transport SSL</th>                         <td>oui</td>                      </tr>
   <tr><th>Session (cookies)</th>                     <td>non</td>                      </tr>
   <tr><th>Compression des données</th>               <td>non</td>                      </tr>
   <tr><th>Display Name</th>               <td>non</td>                      </tr>
</table>
</p>

<h3>Nautilus via GVFS</h3>
<image file="gnome.png" width="200px"/>
<p>
  Je ne reviens pas sur GIO/GVFS, je me suis déjà <a class='external' target='_blank' href='http://artisan.karma-lab.net/node/1640' >longuement étendu sur le sujet</a>. Grâce à cette nouvelle structure et le greffon <kbd>gvfs-dav</kbd> écrit par Christian Kellner que je remercie ici, Nautilus devient dés-facto un client WebDAV très acceptable. le seul reproche que je pourrais lui faire, mais c'est encore un jeune développement, est sa lenteur souvent liée à un excès de requêtes au serveur. Les futures versions seront sans nul doute plus optimisées. 
</p>
<p>
  Pour se connecter, il faut savoir que pour Gnome, le protocole WebDAV ne s'écrit pas <kbd>webdav://</kbd>  mais <kbd>dav://</kbd> (et <kbd>davs://</kbd> pour la version sécurisé). Pourquoi ? je n'en sais rien, sûrement une histoire de grand-mère là dessous... Toujours est-il que pour se connecter, il faut saisir dans l'URL de Nautilus quelque chose comme <kbd>dav://mon_server/</kbd>. Là les fichiers et dossiers s'affichent, on peut naviguer et lancer par exemple un <kbd>gedit</kbd> sur un fichier. La magie GVFS opérant, le contenu devrait s'ouvrir et vous pouvez le modifier et le sauver. De même avec OpenOffice 3.0, Gimp, etc. 
</p>
<p>
  Enfin, comme pour la majorité des clients, on regrettera l'absence de la prise en charge de la compression et des sessions. Deux points qui permettent, nous le verront avec d'autres clients, de grandement augmenter les performances. A cela rien d'étonnant sachant que la charge utile des trames WebDAV est formalisée en XML, et que ce texte se compresse à prés de 70%. Ainsi le listing de 300 fichiers qui prenait 200ko, n'en prendrait plus que 20. 
<table>
   <tr><th>Identifiant de l'agent</th>                <td>User-Agent : gvfs/0.99.7.1</td> </tr>
   <tr><th>Connection continue (keep-alive)</th>      <td>oui</td>                      </tr>
   <tr><th>Autentification</th>                       <td>oui</td>                      </tr>
   <tr><th>Transport SSL</th>                         <td>oui</td>                      </tr>
   <tr><th>Session (cookies)</th>                     <td>non</td>                      </tr>
   <tr><th>Compression des données</th>               <td>non</td>                      </tr>
   <tr><th>Display Name</th>               <td>oui</td>                      </tr>
</table>
</p>

<h3>Dolphin via KIO</h3>
<image file="kde.png" width="200px"/>
<p>
  Dolphin semble être devenu pour KDE ce que Nautilus est à Gnome, en moins ergonomique à mon goût. Mais du point de vue WebDAV, le mérite allant à l'excellent KIO_Slave, c'est de loin le meilleur client graphique que j'ai testé. Tout fonctionne à merveille mais surtout de manière très rapide. Et pour cause, c'est le seul, avec DAVExplorer, à prendre en charge la compression et le seul tout court à utiliser les sessions (cookies). 
  </p>
  <p>
    Pour se connecter, l'URL standard est ici <kbd>webdav://mon_site</kbd> (ou <kbd>webdavs://</kbd> pour la version cryptée). 
  </p>
<table>
   <tr><th>Identifiant de l'agent</th>                <td>mozilla/5.0 (compatible; <br>konqueror/4.1; linux)<br> khtml/4.1.1 (like gecko)</td> </tr>
   <tr><th>Connection continue (keep-alive)</th>      <td>oui</td>                      </tr>
   <tr><th>Autentification</th>                       <td>oui</td>                      </tr>
   <tr><th>Transport SSL</th>                         <td>oui</td>                      </tr>
   <tr><th>Session (cookies)</th>                     <td>oui</td>                      </tr>
   <tr><th>Compression des données</th>               <td>oui</td>                      </tr>
   <tr><th>Display Name</th>                          <td>oui</td>                      </tr>
   
</table>
</p>

<h3><a class='external' target='_blank' href='http://www.davexplorer.org/' >DAVExplorer</a></h3>
<image file="davexplorer.png" width="200px"/>
<p>
  Alors Ok, il est très, mais alors très super moche avec son look and fell des années 2000 et ses icônes fauchées à Windows 95. Malgré tout, il mérite l'attention car déjà, écrit en Java, il est totalement cross-plate-formes. Ensuite comme Dolphin, il a pour lui la prise en charge de la compression. Le résultat est une navigation très rapide sur les grands volumes de ressources. A se demander pourquoi les autres ne le font pas. 
</p>
<p>
  Maintenant, outre ces nombreux bugs, ce qui rend ce navigateur très particulier est sont extrême prise en compte de la norme WebDav. Les opérations les plus fines sont accessible permettant un contrôle parfait du protocole. Un très bon outil donc à utiliser pour les tests ou lorsque la connection est souffreteuse. 
<table>
   <tr><th>Identifiant de l'agent</th>                <td>uci dav explorer/0.91 rpt-httpclient/0.3-3e</td> </tr>
   <tr><th>Connection continue (keep-alive)</th>      <td>oui</td>                      </tr>
   <tr><th>Autentification</th>                       <td>oui</td>                      </tr>
   <tr><th>Transport SSL</th>                         <td>oui</td>                      </tr>
   <tr><th>Session (cookies)</th>                     <td>oui</td>                      </tr>
   <tr><th>Compression des données</th>               <td>oui</td>                      </tr>
   <tr><th>Display Name</th>                          <td>?</td>                      </tr>
</table>
</p>

<h3>MacOS/<a class='external' target='_blank' href='http://www.opendarwin.info/' >webdavfs 1.3</a></h3>
<image file="mac OS 10.4.png" width="200px"/>
<p>
  Nan, je n'ai pas acheté un Mac, j'ai juste découvert que VmWare était parfaitement capable de faire tourner MacOS 10.4.7. Du coup, j'ai pu aller voir ce que valait cet OS tellement ergonomique... Bon, les goûts et les couleurs, on ne va pas s'étendre là dessus. Le truc qui nous intéresse est que cet OS prend en charge nativement WebDAV via le menu <kbd>Go</kbd> (pour les gens comme moi, pensez à clicker sur le bureau avant pour que le menu apparaisse...). Ensuite allez sur <kbd>Connect to server...</kbd>. Là vous rentrez votre URL à la mode <kbd>http://</kbd> ou <kbd>https://</kbd>, vous l'ajouter, vous la sélectionnez et vous clickez sur <kbd>Connect</kbd> (je n'ai qu'une version anglaise <img src="http://artisan.karma-lab.net/sites/all/modules/contrib/smileys/packs/crystal/wink2.gif" title="Wink" alt="Wink" class="smiley-content"/>. 
</p>
<p>
  A ce stade la fenêtre d'exploration s'ouvre, et une icône est apparue sur le bureau. Après toutes les opérations sont possibles comme avec Nautilus. Vous pouvez ainsi ouvrir un fichier avec une application de votre choix de manière absolument transparente. Et pour cause, en interne MacOS utilise un bête <kbd>mount</kbd> et va donc greffer l'arborescence WebDav dans le dossier <kbd>/Volumes</kbd>.
</p>
<p>
  Du coup la même chose est possible en passant par un terminal via <kbd>GO</kbd>/<kbd>Applications</kbd>/<kbd>Utilities</kbd><kbd>Terminal</kbd>. Là vous pouvez lancer la commande suivante :
  
  <div class='code-block code-block-fragment'>
  <div class='container'>
  <a target="blank" href="http://pwet.fr/man/linux/commandes/mkdir"><span class="kw2">mkdir</span></a> <span class="sy0">/</span>Volumes<span class="sy0">/</span>webdav<br />
mount_webdav http:<span class="sy0">//</span>mon_serveur <span class="sy0">/</span>Volumes<span class="sy0">/</span>webdav<br />
...<br />
<a target="blank" href="http://pwet.fr/man/linux/commandes/umount"><span class="kw2">umount</span></a> <span class="sy0">/</span>Volume<span class="sy0">/</span>webdav
  </div>
  
  </div>
</p>
<div class='inline-box attention'>
  Si votre serveur ne prend pas en charge les commandes <kbd>LOCK</kbd> et <kbd>UNLOCK</kbd>, MacOS montera l'arborescence en lecture seule. 
</div>
<table>
   <tr><th>Identifiant de l'agent</th>                <td> webdavfs/1.3 (01308000) darwin/8.1.0 (x86)</td> </tr>
   <tr><th>Connection continue (keep-alive)</th>      <td>oui</td>                      </tr>
   <tr><th>Autentification</th>                       <td>oui</td>                      </tr>
   <tr><th>Transport SSL</th>                         <td>oui</td>                      </tr>
   <tr><th>Session (cookies)</th>                     <td>non</td>                      </tr>
   <tr><th>Compression des données</th>               <td>non</td>                      </tr>
   <tr><th>Display Name</th>                          <td>?</td>                      </tr>
</table>
</p>

<h3>Windows XP</h3>
<image file="windows xp.png" width="200px"/>
<p>
  La bonne nouvelle est que le WebDAV est une notion standard sous Windows. Pas besoin donc d'écumer le net à la recherche d'une installation plus ou moins vérolée. Il suffit d'aller dans la fenêtre du réseau, d'<kbd>ajouter un nouveau favoris réseau</kbd>, et de saisir l'URL du serveur sous la forme <kbd>http://mon_serveur</kbd> (ou <kbd>https://</kbd>). Là le bougre mouline un peu, trouve le titre du serveur et vous propose de créer votre favoris. Ceci fait, une fenêtre s'ouvre sur le serveur et les applications semblent être capable d'ouvrir et les sauver les fichiers sans problèmes. 
</p>
<p>
  A notre que ce client a l'identifiant le plus débile que j'ai rencontre, attention les yeux : <kbd>microsoft data access internet publishing provider protocol discovery</kbd>... Rien que cela... On dirait le nom complet de Bangkok. Et pour ce prix, il n'y a pas la version...
<table>
   <tr><th>Identifiant de l'agent</th>                <td>microsoft data access internet publishing provider protocol discovery</td> </tr>
   <tr><th>Connection continue (keep-alive)</th>      <td>oui</td>                      </tr>
   <tr><th>Autentification</th>                       <td>oui</td>                      </tr>
   <tr><th>Transport SSL</th>                         <td>oui</td>                      </tr>
   <tr><th>Session (cookies)</th>                     <td>non</td>                      </tr>
   <tr><th>Compression des données</th>               <td>non</td>                      </tr>
   <tr><th>Display Name</th>                          <td>oui</td>                      </tr>
</table>
</p>

	<a name='chapter_4'></a>
  <h2>Conclusion</h2>
	
<p>
   Dolphin est de loin le plus versatile des clients WebDAV, il prend tout en charge et reste très rapide. Mais nautilus/GVFS est encore jeune et je suis persuadé qu'il devrait rattraper ce retard maintenant que l'infrastructure GVFS est en place.
</p>

<p>
Côté "autres OS", j'avoue avoir été étonné par Windows pour une fois, il fait le job, sans poser le moindre problème. Un respect des normes qui est à saluer connaissant la triste réputation de Microsoft en le domaine. A noter d'ailleurs que la meilleur documentation du protocole WebDAV est <a class='external' target='_blank' href='http://msdn.microsoft.com/en-us/library/aa486282(EXCHG.65).aspx' >aussi chez eux</a>. 
</p>




    ]]></content>
  </entry>
</feed>
