Nautilus et moi, c'est une histoire qui a mal commencé. Sans doute trop habitué à Konqueror lorsque j'ai migré de KDE à Gnome, et sans doute encore trop habitué à l'époque à l'explorer Windows pour essayer autre chose que Konqueror. Depuis j'ai appris à l'apprécier à un point tel que j'aurais aujourd'hui bien du mal à me passer de ce subtil mélange de souplesse, de puissance et d'extrême simplicité.
La métaphore du bureau

C'est en 2001 que la société Eazel, créée par un ex-développeur d'Apple, sort la première version de Nautilus. Le noble objectif était alors de concevoir pour Linux, une "métaphore du bureau" aussi souple que celle incarnée par le Finder du Mac.
Pour comprendre ce qu'apporte ce concept, il faut le mettre en concurrence avec la traditionnelle approche "application/fichier" qui jusqu'alors prédomine dans le monde PC, et ce avant tout pour des raisons techniques. Dans ce mode, lorsqu'un utilisateur a besoin disons d'écrire un nouveau document, il va devoir commencer par chercher l'application qui lui permettra de réaliser cette tâche, par exemple Word (il faut se remettre dans le contexte de l'époque). Ensuite il va taper son texte pour enfin pouvoir "sauver son nouveau document", ce qui lorsque l'on y réfléchi est un concept assez déroutante pour un document qui existe déjà...
Cette vision des choses pose deux problèmes. Tout d'abord celui de connaître le nom de l'application que l'on doit utiliser alors que l'on cherche seulement à "écrire". La seconde est d'inverser la logique qui veut que dans la vraie vie, on commence par prendre une feuille vierge pour écrire et pas l'inverse. Et encore je passe sur l'idée saugrenue de "sauver" un document qui n'est que l'héritage d'une époque où les espaces de stockages étaient aussi lents que limités. Il semblerait aujourd'hui autrement plus cohérent que cette sauvegarde soit une chose que l'utilisateur ne voit pas. Ou alors il faut me trouver bouton "sauver" sur une feuille de papier...
La "métaphore du bureau" propose d'inverser cette logique technique pour retomber sur nos pieds d'humains : ce qui prédomine c'est l'action, ensuite vient le moyen (l'outil). Dans cette logique, l'utilisateur va, sur son bureau, pouvoir "créer un nouveau document vierge". Ensuite, une fois que le document est là sous ses yeux, il va pouvoir lui appliquer des actions comme "modifier", "imprimer", "dupliquer", etc. C'est sur cette métaphore que l'OS d'Apple a bâti sa célèbre ergonomie. Et c'est aussi ce qu'a tenté d'introduire Microsoft avec la version 95 de son bureau, avec un succès dont je vous laisserais juge.
C'est donc cette métaphore qu'Eazel a voulu apporter à l'embryonnaire bureau Linux et comme beaucoup de start-up, la société a surtout réussi à brûler son cash. Mais fort heureusement pour nous, son dernier geste avant de disparaître fût de libérer les sources de Nautilus qui est plus tard devenu le centre névralgique du bureau Gnome.
Aujourd'hui cette métaphore est rentrée dans les moeurs pour la majorité des systèmes graphiques au point où l'on parle plus que de "bureau". De même pour le menu contextuel qui donne accès aux actions pour un élément donné du bureau. L'idée de cet article n'est pas de déclarer doctement que Nautilus est bureau orthodoxe pour GNU/Linux mais de comprendre ce qu'il est possible de faire avec.
Les modes de Nautilus
Mode "bureau"
Pour beaucoup Nautilus est un gestionnaire de fichier, ce qui est un peu en contradiction avec tout ce qui est dit plus haut. Et pourtant, sans que vous en ayez conscience, le bureau de Gnome, au sens du capharnaüm du terme est bien une instance de Nautilus lancée au dessus du fond d'écran et ce sur tout la surface de l'écran. C'est ainsi lui qui gère les icônes sur le bureau et les actions associées. Pour vous en convaincre lancez une console et faite un pkill nautilus, cela vaut toutes les explications.
Mode "spatial"

Ce que ce mode a de caractéristique, et de déroutant, est que chaque click sur un dossier donne naissance à une nouvelle fenêtre, et ainsi de suite... Et pour qui ne sait pas le manipuler c'est l'envahissement et la chasse aux fermetures assurées.
Maintenant pour comprendre la puissance du concept, il faut déjà savoir que chaque fenêtre mémorise ses propres paramètres (type de vue, position, taille, etc.) et surtout que la clef pour éviter la prolifération, c'est le bouton central de la souris. Si vous clickez avec le bouton central sur un dossier, la fenêtre parente va disparaître pour ne laisser visible que la vue du nouveau dossier. Clickez avec le bouton central sur un document et la vue elle-même disparaîtra pour laisser la place à l'application associée.
Dans la même idée la barre de status cache elle aussi ses petits secrets. Sur la gauche vous avez une liste déroulante qui donne accès à l'ensemble des dossiers parents. Clickez-gauche dessus et vous ouvrez une nouvelle vue. Clickez-central et la vue courante disparaîtra pour laisser place à celle du dossier parent.
L'utilisation ultime de ce mode consiste à aller dans la configuration de Nautilus (Édition/Préférences), dans l'onglet Comportement et de passer en mode Simple clic pour ouvrir les éléments. Là, pour certains, c'est la crise de nerfs assurée :-)
En fait pour apprécier ce mode il faut intégrer le fait que son but n'est absolument pas de gérer des fichiers mais des documents. Si vous avez besoin de faire du ménage ou de déplacer des dossiers en volume, utilisez le mode "navigateur", il est fait pour cela. Le mode spatial permet de avant tout... de travailler. Et aidé des raccourcis, actions et emblèmes (voir un peu plus bas), il vous permet de vous concentrer sur l'essentiel : vos documents.
Mode navigateur

Dans ce mode Nautilus de dépaysera pas grand monde. Il agit un peu comme un gestionnaire classique à la mode Finder avec sa vue du dossier et son panneau latéral. Ce dernier peut être escamoté ou changé en mode "raccourcis" (comme sur le mac, notez d'ailleurs la présence de la petite icône d'éjection pour le démontage), "arborescence" (gestionnaire de fichier classique), "historique" (comme firefox), etc.
Par défaut vous ne pouvez pas saisir de chemins mais cela se change en cliquant sur l'espère ce feuille avec un crayon, en haut à gauche.
La vue dossier peut changer de style (liste déroulante en haut à droite) de manière assez classique (liste, icône, etc) avec depuis Gnome 2.24 l'arrivée d'une version "Compacte". Juste à côté de cette liste le niveau de zoom permet d'agrandir ou réduire les icônes ou les miniatures de documents.
Toujours avec Gnome 2.24, a aussi été ajouté la gestion des onglets par le classique Ctrl-T.
Emplacements, Raccourcis et Signets
Le menu Raccourcis
sur la tableau de bord se révèlent très pratique pour accéder directement aux diverses ressources du système et ceci d'autant plus qu'il est disponible aussi dans le mode "navigateur" (panneau latéral) ainsi que dans n'importe quelle boîte d'ouverture ou de sauvegarde de fichier. Une partie des choses qui s'y trouvent sont gérées directement par Nautilus (Bureau, dossier Home, montages, médias amovibles) mais d'autres peuvent être ajoutés par vos soins.
Pour rajouter un nouveau signet vous pouvez simplement faire un glisser-déposer d'un dossier sur le panneau latéral en mode Raccourcis, ou alors saisir le chemin dans la zone Emplacement faire un Signets/Ajouter un signet ou Ctrl-D. Pour les modifier il faut aller dans le menu Signets/Éditer les Signets du navigateur de fichiers, mais étrangement, il n'est pas possible, du moins pas à ma connaissance, de changer les icônes... L'apparence du raccourcis sera donc celui du dossier lui même, qui en revanche peut lui, être changé.
Icônes, miniatures et aperçus
Icônes des dossiers
Pour changer l'icône d'un dossier if faut, en mode "navigateur", basculer le panneau latéral sur Informations. Ensuite il vous suffit de faire glisser la nouvelle image (n'importe quel type de fichier convient) sur celle du dossier pour que le résultat soit répercuté sur toutes les vues.
Les emblèmes
Comme nous l'avons vu plus haut, vous pouvez avec le panneau latéral Informations du navigateur de fichier de changer facilement l'icône d'un dossier. Il est aussi possible d'aller encore plus loin en leur ajoutant des emblèmes.
Pour tester cela, allez avec le navigateur de fichiers sur votre bureau (~/Desktop) et créez un dossier. Maintenant sur le volet de droite, en haut, sélectionnez dans la liste Emblèmes
. Une série d'icônes apparaît. Prenez l'une d'entre elles et faites-la glisser sur le dossier, puis relâchez. Voilà votre dossier re-décoré pour l'hiver ! Vous pouvez répéter l'opération plusieurs fois.
Pour enlever une emblème, faites un clique-droit propriétés et dans le bon onglet, décochez ce qui ne vous plaît plus. Et puis tant qu'on y est, avant de sortir de cette boîte, allez dans l'onglet notes
et tapez une prose de votre choix, puis validez. Votre dossier dispose maintenant, en plus des emblèmes que vous aurez laissées, d'un petit logo indiquant qu'une note est collée dessus... Très pratique tout cela. Et contrairement aux emblèmes, les notes peuvent aussi être ajoutés aux fichiers.
Les miniatures
Les aperçus sont une fonction importante d'un bureau. Ils permettent d'un regard de savoir à quoi correspond tel ou tel document.
Nautilus est très abouti concernant ces miniatures (aka thumbnails). Déjà, en interne, la génération de ces images passe par une file d'attente asynchrone assurant ainsi que la navigation ne soit par ralentie par ce traitement supplémentaire. Ainsi pour chaque document rencontré, Nautilus va chercher dans gconf (la clef est /desktop/gnome/thumbnailers) le thumbnailer associé au type de ce document et mettre son exécution en file d'attente.
Autre point intéressant, les images ne sont pas, comme pour les méta-données, stockées dans le dossier même comme pour beaucoup d'autre systèmes, mais dans le dossier ~/thumbnails. Ainsi pour une raison ou pour une autre vous avez besoin de régénérer ces images, il vous suffit donc de détruire ce dossier.
De manière générale, la configuration des miniatures passe par Edition/Préférences/Aperçu. Ici vous pouvez par grande catégorie de document définir un comportement commun comme l'activation systématique ou seulement pour les fichier locaux, ou encore la taille maximum des fichiers à prendre en charge.

Après, le jeu est d'avoir des thumbnailers pour tous les types de document, ce qui est loin d'être le cas en standard. Sous mandriva il y a un paquet nautilus_thumbnailers qui en rajoute un certain nombre. Certaines applications (ex. evince pour les pdf) rajoutent les leurs. Et puis il y a des paquets spécialisés comme abiword-thumbnailer pour les fichiers office, raw-thumbnailer pour les fichiers RAW d'appareil photo numériques, ou encore gnome-xcf-thumbnailer pour les fichiers Gimp, etc.
Les actions
Nouveau document

Il se peut que Nautilus couine pour cause de dossier template non existant. Vous pouvez alors soit le créer à la main, soit éditer le fichier ~/.config/user-dirs.dirs et changer la valeur de la variable XDG_TEMPLATES_DIR vers un dossier de votre choix. Dans ce fichier vous pouvez aussi changer le chemin vrs le bureau, vers vos documents, etc. Une fois le fichier sauvé, vous devez redémarrer votre session Gnome.
Après c'est à vous de jouer, ouvrez par exemple OpenOffice-Writer, sauver un fichier vide, déplacez le dans le dossier des modèles et renommez le en Document texte. Maintenant si vous refaites un click-droit Créer un document, Document texte doit apparaître avec possibilité d'en changer directement le nom.
Ouvrir un document
La métaphore du bureau n'est tout de même pas poussée bien loin sous Nautilus avant tout parce que chacun aime à voir midi à sa porte. En effet il serait sans doute beaucoup trop simple que Gimp installe son moteur d'impression comme un service plutôt qu'une fonction qu'il héberge en son sein. Du coup, l'action "imprimer" sur un document "image" ne peut se faire qu'en lançant gimp.
En revanche la gestion des applications pouvant ouvrir un type de document donné est assez bien faite. Par un click droit Propriétés sur un fichier, vous pouvez dans l'ongle Ouvrir avec sélectionnez facilement l'application par défaut et en ajouter de nouvelles.
Les actions sur élément
Même si bien peu de choses sont faites en standard, Nautilus permet d'ajouter très facilement des actions sur le click-droit. Tout d'abord il est possible de puiser dans le stock fournit avec votre distibution. Sous Mandriva, un urpmq -y nautilus donne la liste de tous les paquets permettant d'étendre les actions avec des choses comme l'envoi direct de fichier par bluetooth ou par pidgin, l'ouverture d'un terminal à la position d'un dossier, le partage d'un dossier par NFS ou Samba, la conversion et la manipulation d'images, le gravage de fichier sur DVD, etc.
Il existe aussi pas mal d'extensions de ce genre sur le net, comme par exemple ArgonautSVN qui permet d'intégrer Subversion à Nautilus.
Après si vous n'y trouvez pas votre bonheur, vous pouvez en quelques minutes créer vois propres actions. Pour cela, naviguez jusqu'à ~/.gnome2/nautilus-scripts, créez un Document vide
et renommez-le, par exemple Mon Script. Ensuite éditez-le et placez-y le contenu suivant :
#!/bin/sh
zenity --info --text "Le fichier sélectionné est $1"
Voilà, vous avez créé une action. Allez n'importe où, faites un click-droit sur un fichier, allez dans scripts
et choisissez Mon Script. Comme vous l'aurez constaté, nul n'est besoin de rendre exécutable le fichier pour que cela fonctionne.
Maintenant Nautilus peut être un peu casse-pieds quant au répertoire courant d'une action portant sur un fichier. En effet, il va vous transmettre non pas le chemin complet en argument, mais le nom du fichier seulement. Et pour ce qui est du dossier, cela peut être soit le dossier courant ($PWD), soit celui contenu dans la variable NAUTILUS_SCRIPT_CURRENT_URI qui contient non pas un chemin classique, mais une URL préfixée par file://.
Du coup, en Perl, il faut passer par une petite procédure qui va nous renvoyer le chemin courant :
sub get_absolute_path {
my ($source)=@_;
# si le chemin n'est pas absolu, on va ajouter ce qu'il faut
if ($source !~ /^\//) {
# par défaut, on part du principe que c'est le chemin courrant
my $pwd=$ENV{PWD};
# On vérifie si variable d'environnement du chemin courrant
# de Nautilus est présente. Si oui, on extrait la partie de l'URI
# correspondant au chemin.
my $nautilus=$ENV{'NAUTILUS_SCRIPT_CURRENT_URI'};
if ($nautilus && $nautilus =~ /^file:\/\/(.*)$/) {
# conversion des caractères spéciaux
s/%([0-9A-Fa-f]{2})/chr(hex($1))/eg;
$pwd = $1;
}
# suppression de l'éventuel slash terminal
$pwd =~ s/\/$//;
$source="$pwd/$source";
}
if ( ! -e "$source") {
`zenity --warning --text="Impossible de localiser $source"`;
exit(1);
}
return $source;
}Chemin courrant des scripts nautilus
Sinon, une alternative au dossier nautilus-scripts pour lancer vos procédures est l'utilisation du paquet nautilus-actions. Une fois que vous l'avez installé, allez dans le menu de la barre de démarrage Applications/outils et choisissez Configuration des actions de Nautilus. Là, une interface très détaillée permet de faire la même chose que précédemment mais avec un contrôle sur le type de fichier à cibler (type mime), un libellé, une icône, etc...
L'autre avantage de la dernière méthode est que les actions ajoutées sont directement accessibles sans passer par le menu scripts.
Utilisation plus avancée
Les adresses spéciales
En mode navigateur il est possible de saisir le chemin local d'un dossier, mais aussi des chemins spéciaux représentant des dossiers distants ou simplement des "vues de l'esprit" :
- computer://
- donne accès à tous les médias du système, c'est un peu un sous-ensemble de la vue des raccourcis.
- trash://
- La poubelle ;-) Notez l'action Vider la corbeille qui s'affiche en dessus de la vue des fichiers en attente de destruction.
- network://
- permet l'exploration des différents réseaux logiques (ex. Samba/Windows).
- burn://
- qui permet de basculer sur le Créateur de DVD qui permet de faire une petite composition et ensuite l'envoyer sur un média vierge par Fichiers/Graver un disque... Malheureusement impossible d'effacer un disque ré-inscriptible. Pour cela il faut se rabattre sur un outil comme Brasero
- dav://serveur
- Permet d'accéder à un partage WebDAV. La version sécurisée est atteignable par davs://serveur
- sftp://serveur
- Permet d'accéder à un partage SSH.
- ftp://serveur
- Permet d'accéder à un serveur FTP.
- smb://
- Permet d'accéder aux partages Samba/Windows.
- obexftp://
- Permet d'accéder aux partages Bluetooth.
Navigation au clavier
| Recherche | |
| Taper un texte... | ... sélectionne les dossiers ou fichiers dont le nom correspond |
| Ctrl+F | Recherche les fichiers indexés. |
| Ctrl+S | Recherche un motif donné dans le dossier courant |
| Gestion des fenêtres | |
| Ctrl+T | Nouvel Onglet |
| Ctrl+N | Nouvelle fenêtre |
| Alt+flèche haut | Nouvelle sur le dossier parent |
| Ctrl+W | Ferme la fenêtre courante |
| Ctrl+Shift+W | Ferme toutes les fenêtres parentes |
| Ctrl+Shift+Entrée | Ouvre une fenêtre fille en fermant la fenêtre parente |
| Ctrl+Shift+O | Ouvrir le dossier sélectionné dans une nouvelle fenêtre |
| Ctrl+Q | Ferme toutes les fenêtres |
| Ctrl-Shift+1 | Bascule la vue dans le mode "Icônes" |
| Ctrl+Shift+2 | Bascule la vue en mode "Liste" |
| Ctrl+Shift+3 | Bascule la vue en mode "Liste Compacte" |
| F9 | Cache ou affiche le panneau latéral (en mode navigateur). |
| Gestion des fichiers | |
| Ctrl+H | Rend visible les fichiers cachés. |
| Ctrl+Shift+N | Création d'un nouveau dossier. |
| Shift+Del | Supprime vraiment (pas de poubelles) |
| F2 | Renommme le fichier ou dossier sélectionné. |
| Alt+Enter | Affiche le panneau de propriétés de l'élément sélectionné. |
| Mouvement | |
| Ctrl+L | Place le focus sur la zone de saisie du chemin. |
| Alt+HOME | Se déplacer dans le dossier HOME |
| Alt+Flèche haut | Se déplacer vers le dossier parent. | Divers |
| Ctrl++ | Augmente le zoom. |
| Ctrl+- | Baisse le Zoom. |
| Ctrl+0 | Repasse en taille normale. |
Afficher les permissions avancées des fichiers

gaston$gconftool-2 --type bool --set /apps/nautilus/preferences/show_advanced_permissions true
Modifier l'apparence du bureau
Pas mal de chose sont faisables pour modifier la manière dont Nautilus prend en charge le bureau en utilisant directement l'éditeur de configuration Gnome (Système/Préférences/Éditeur de configuration) ou en passant directement par la très utile commande gconftool-2.
#cacher (utilise "true" pour montrer) le bureau lui-même (utile ?)gaston$gconftool-2 --set /apps/nautilus/preferences/show_desktop --type bool false# cacher ou afficher l'icône de votre dossier $HOME :gaston$gconftool-2 --set /apps/nautilus/desktop/home_icon_visible --type bool false# cacher ou montrer le poste de travailgaston$gconftool-2 --set /apps/nautilus/desktop/computer_icon_visible --type bool true# Même chose pour la poubellegaston$gconftool-2 --set /apps/nautilus/desktop/trash_icon_visible --type bool false# Enfin pour cacher ou montrer les volumes montés (disques, montages <external href="node/1640">GVFS</external>, etc).gaston$gconftool-2 --set /apps/nautilus/desktop/volumes_visible --type bool false
Conclusion
Voilà, fin du petit topo sur Nautilus, en espérant avoir réussi à faire apprécier cet outil du quotidien par excellence.
Comme toujours, c'est intéressant, bien fait et structuré.
Bref, grand merci pour ce site
@Hérisson j'apprécie le fait que tu trouves cela structuré car là j'ai eu un mal de chien à trouver un fil conducteur.
Waouh tu as du épluché toute la doc! En tout cas j'ai appris pleins de choses utiles! Au niveau du zoom, CTRL+molette haut ou bas augmente ou diminue le zoom aussi.
Très bon billet :)
@Rodhia nan, j'ai jamais réussi à lire une doc :)) En fait c'est un bloc note comme les tiens qui avait pris un peu trop de volume avec le temps que j'ai juste transformé en billet. D'ailleurs j'ai pas fini de tout y mettre (cf dernier paragraphe), il devrait donc un peu grandir à coup de F5 ;-)
@Ulhume Billet très intéressant :-)
Sympa de la partager sur Planet-Libre
J'utilise Nautilus régulièrement, en revanche, étant sous Ubuntu, il me semble que le mode par défaut soit le mode "Navigateur de fichiers"...du coup je n'ai jamais rencontré le mode "spatial" et j'avoue ne pas savoir comment l'activer, une idée ?
Comme toujours, un très bon billet...
Comme beaucoup de commentaires précédents : merci pour cette présentation détaillé de Nautilus.
J'espère qu'on aura droit à une présentation des moyens de développement des plugin Nautilus. Perso, il me manque vraiment une intégration correcte/complète des outils de gestion de version (SVN, Git, Mercurial). Dans une deuxième vie, j'aimerai bien bosser là-dessus.
@pipomolo Comment ça ? Mandriva serait plus puriste qu'Ubuntu ? ;-))))
J'ai rajouté une note à ce sujet à la fin du paragraphe "mode spatial". Cela permet aussi à ceux qui sont allergiques de désactiver le mode en question.
@Guyou tu as essayé le projet Argonaute que je passe en lien dans le chapitre "Actions sur éléments" ? Perso pour svn, j'utilise un peu de scripts de ce goût là et c'est vraiment fonctionnel. La seule chose qui manquerait serait des emblèmes automatique pour avoir un outil proche d'un tortoise.
Sinon pour les plugins, j'ai jamais vraiment eu le besoin. La seule chose qui me manque vraiment c'est la possibilité de paramétrer les actions sur du drag & drop, mais en matant les sources il semble que ce ne soit pas possible, même avec un plugin.
Pour ceux que cela intéresse, j'ai rajouté un chapitre sur les aperçus et surtout la possibilité de faire ses propres générateurs (aka thumbnailer) avec comme exemple les fichier OpenOffice (ODF).
Très intéressant comme présentation.
Moi ce que je me pose comme question, c'est pourquoi personne ne développe plus ou n'utilise plus la métaphore "norton commander" ?
Dans l'immense majorité des cas, on doit faire passer un document d'un endroit à un autre (clé usb vers documents, cd rom vers disque dur, disque dur vers ftp, etc.) la métaphore doubles fenêtres qui restent collées ensembles est pour moi ce qui se fait de mieux. Avec ça on gère ses fichiers hyper rapidement. D'après moi, avec de l'expérience, plus vite qu'avec une interface type explorateur ou spatiale, et même plus vite qu'en ligne de commande.
Je me demande juste si un débutant peut apprendre une telle interface.
Qu'en pensez-vous ?
Pour ceux qui veulent tester cette manière de travailler de dinosaure, installez mu commander : http://www.mucommander.com/ (open source, java donc multiplateforme)
@Philippe Même à la douce époque où la souris était un truc réservé aux mac, il y avait déjà les pro-nc et les pro xtree. Je te laisse deviner où je me plaçais ;-)
Maintenant peut-être mieux qu'une appli en java tu as cela : http://www.nongnu.org/gcmd/download.html Et le développement semble toujours actif (dernière stable de juillet dernier). Donc si, il semble que certains continuent à utiliser/développer le concept.
Après c'est une question d'usage, ayant depuis belle lurette centralisé mes documents sur un serveur et mis en place des scripts de synchro sur mon laptop, je ne copie à peu prés jamais de fichiers. Et lorsque j'en ai besoin le mode navigateur me suffit très largement.
Beau travail :)
par contre :
@max
pour le premier point je ne suis clairement pas d'accord. Lorsque j'ai besoin de réorganiser des fichiers, je passe 90% de mon temps à faire des "créer nouveau dossier", "supprimer des dossiers" et des glisser-déposer dans le panneau "arborescence". Passer par le mode spatial pour cela serait un véritable enfer. Peut-être une distinction à faire entre réorganisation (lourde) et organisation (légère).
Je ne suis donc pas non plus d'accord avec ta conclusion (logique ;-), rien ne suclasse rien du tout, en informatique comme ailleurs. Tout n'est que question du bon outil pour le bon usage.
Sinon pour le reste, je vais corriger mes erreurs :) Tu as une idée pour l'équivalent du click-central au clavier ?
Superbe article. Tu as réussi à me convaincre de tester davantage le mode spatial, que je m'empresse de désactiver dès que j'installe gnome quelque part. Je souffre du syndrome d'envahissement du bureau, mais n'ai pas encore testé le clic milieu en mode spatial, vais voir si ca change :)
Oui, si tu passes ton temps à chambouler toute la hiérarchie de tes dossiers je peux comprendre. Mais comme je l'ai (un peu) précisé le mode spatial tend à nous forcer à adopter une hiérarchie plus simple et finalement plus efficace et durable. Ce sont des choses que seul le temps permet de réellement appréhender.
Euh... Tu crois sérieusement à ça ?