Artisan Numérique

/vintage/matos/sharp pc1212/ SHARP PC-1212

Depuis un certain temps déjà j'avais envie d'une petit section vintage histoire de présenter au plus jeunes (salut Sonny ;p ) les pièces de musée qui traînent chez moi. Et pour débuter cette série, quoi de mieux qu'un des premiers ordinateurs de poche BASIC du début des années 80, j'ai nommé, le SHARP PC-1212.

Cette bestiole sortie en 1983 était une version vaguement corrigée du célèbre PC-1211 de 1981 qui fût clairement LA machine qui marqua la transition des calculatrices programmables vers de véritables petits ordinateurs de poche. A noter que Radio Shake (Tandy) commercialisait aussi sa propre version du 1212 sous la nom de PC-1 (j'ai trouvé les manuels en PDF pour ceux que cela intéresse ;-).

Le PC-1211/1212/PC-1 disposaient ainsi d'un véloce processeur 4 bits, d'un langage BASIC intégré et d'une généreuse mémoire de 1920 octets (1424 de ROM). Il était qui plus est équipé d'un large écran LCD alpha-numérique matricé (début du graphique) de 1 ligne sur 24 caractères. La saisie du code et des données se faisait sur d'un micro-clavier QUERTY qui n'est pas sans rappeler celui de son lointain petit-fils, le Zaurus.

Devant son succès, d'autres constructeur se sont rapidement lancé dans la danse des ordinateurs de poche. On retiendra surtout Casio qui débuta ainsi la célèbre série FX avec notamment la FX-702P, réplique directe au PC-1211. L'ergonomie du clavier étaient moins réussi que la SHARP mais avait comme avantage une plus de mémoire (1680 octets) et une consommation en énergie réputée moindre (2 LR44 au lieu de 4 pour une autonomie équivalente). Elle disposait aussi d'une capacité d'extension sur laquelle je ne qu'appesantirais pas car c'est un souvenir encore douloureux pour certains. En effet, les modules mémoire n'ont simplement jamais été commercialisés par Casio...

Bien évidement Texas Instrument n'allait pas rester sur le côté de cette évolution de SA calculatrice programmable. Avec la TI-74, la marque signe une machine plus performante que ses concurrentes, avec un systèmes de modules qui fonctionnait (avec notamment un langage pascal), 8Ko de RAM et un écran plus large que le PC1212 de Sharp.

Pendant les années qui suivirent, les modèles toutes marques confondues se succédèrent rapidement pour proposer des machines de plus en plus perfectionnées et performantes. Jusqu'à obtenir des bijoux comme le magnifique PC-1600 en 1986. Un monstre graphique dont la mémoire avait été poussée à 16ko (96ko de ROM !!), disposant d'un CPU 8 bits compatible Z80 (la star de l'époque) cadencé à 3.58Mhz et d'un écran immense composé d'une seule matrice de 156 x 32 pixels (4 lignes).

Ensuite virent de nouvelles générations d'ordinateur de poche totalement graphique comme le PB-1000 de casio ou encore les fameux Psion. Mais ceci est une autre histoire...